L’effet de la communication charismatique sur la santé de votre cerveau

« Nous sommes des créateurs sociaux qui s’épanouissent dans des relations sociales positives. »
John B Arden, PH psychologue spécialisé en neuroscience.

 

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Le psychologue et spécialiste des neurosciences John B Arden dirige un des plus grands instituts de formation en santé mentale des États-Unis. 

Il y a environ 2 semaines, je me suis retrouvée face à face avec son livre « Les 5 clés du cerveau » , une traduction de l’ouvrage  The brain bible .  

Ce livre porte sur la santé globale et vulgarise d’une façon exceptionnelle l’effet des nos communications sur notre santé physique et mentale.

Le docteur Arden y explique comment le fait d’avoir des interactions positives (charismatiques) avec notre entourage a un effet sur le bon fonctionnement de notre cerveau. Il nous dit  qu’il est scientifiquement prouvé et documenté que les interactions positives développent le système nerveux parasympathique, les réseaux neuroniques du cortex frontal orbital et améliorent le sens du bien-être.

Pour le docteur Arden, il n’y a aucun doute sur  le fait que les interactions positives activent une biochimie des réseaux du cerveau social qui apporte du réconfort, permet de garder le calme et améliorer l’humeur. À l’inverse, quand cet ensemble de neurotransmetteurs, modulateurs, et neuro hormones est sous activité, on se sent plus tendu, démoralisé et on est plus susceptible de tomber malade.  

La communication charismatique d’un leader

La communication positive évoquée par le  docteur Arden est ce que je qualifie pour ma part de communication charismatique.

Ce que j’ai observé au fil des années autant comme journaliste que comme coach, c’est que les leaders qui communiquent  positivement augmentent  considérablement leur pouvoir d’influence.   Cette approche génère de l’ouverture chez leurs interlocuteurs qui se sentent ainsi en sécurité et en confiance. 

Des croyances tenaces :
                            s’affronter permet d’avancer
                            brasser les gens à l’occasion est une bonne chose

Malgré toutes les données scientifiques, les observations et le vécu de chacun  qui prouvent que des interactions négatives et agressives     ont des effets néfastes  sur la santé mentale et physique,  il existe des croyances tenaces voulant que la confrontation donne de bons résultats.

Récemment, je donnais une formation sur la communication inspirante à des jeunes leaders universitaires qui étaient venues améliorer leur connaissance sur la stratégie politique et la prise de parole en public.

Lorsqu’est venu le moment de faire le bilan de la journée, quelques-unes des étudiantes ont déploré le fait qu’il n’y ait pas eu d’échanges « musclés » entre les participantes  soutenant que cela aurait été plus productif , plus formateur et plus satisfaisant. 

La capacité d’empathie du leader

Je crois pour ma part que les leaders qui ont cette croyance et qui auront recours à ces méthodes auront de moins en moins d’influence dans nos sociétés.  Ceux qui continueront d’avoir recours à ces approches de « brasse camarade » n’arriveront
pas à créer l’adhésion, à mobiliser les générations actuelles et futures autour d’eux pour leur donner le goût de travailler à des objectifs communs. 
Ce que le docteur Arden nous démontre avec les recherches sur les neurosciences, c’est que le choix de l’approche positive en communication  a des incidences qui vont bien au delà de l’atteinte d’objectifs professionnels.

Ce choix a en effet des répercussions sur la santé de votre cerveau et sur le cerveau des personnes avec vous êtes en interaction.